Nos valeurs et engagements

Publié le 13 décembre 2025 à 21:26

Notre histoire

Les racines d'une passion


Tout a commencé à l'adolescence, lors d'un événement qui a marqué ma vie de cavalier : ma jument s'est blessée à cause d'une selle mal adaptée. Cette souffrance de mon cheval m'a poussé à comprendre pourquoi et comment éviter cela. Mes recherches m'ont mené aux origines mêmes de la sellerie : les peuples primitifs de l'Altaï, qui ont inventé l'arçon il y a plus de  3500 ans.
Cette découverte a été une révélation. Ces cavaliers nomades avaient résolu un problème fondamental : comment monter à cheval sans blesser l'animal, comment répartir le poids du cavalier pour permettre des chevauchées de plusieurs jours, voire plusieurs semaines. L'arçon rigide était né dans ces steppes immenses, fruit d'une observation minutieuse du cheval et d'une nécessité vitale pour un peuple dont la survie dépendait de la mobilité.
Dès cet instant, la Mongolie et l'Altaï sont devenus bien plus qu'un simple intérêt : une quête personnelle pour comprendre les fondements mêmes de mon futur métier.
Quand la passion devient destin
Des années plus tard, épouser Zulaa, originaire de cette même région de l'Altaï mongol, et devenir père de Nomun-Gerel, a refermé un cercle initié à l'adolescence. Ce qui avait commencé par la volonté de protéger ma jument s'est transformé en un lien profond avec le peuple qui a inventé la solution que je cherchais.
Aujourd'hui, passer plusieurs mois par an en Mongolie n'est pas un choix commercial, c'est un retour aux sources – aux sources de la sellerie, aux sources de ma vocation, aux racines mêmes de la relation homme-cheval.
Un partenariat équitable né d'une nécessité


Le terrible dzud de 2024 –

cet hiver particulièrement rigoureux qui a décimé une partie des troupeaux – a frappé durement les familles nomades. Face à cette catastrophe, j'ai voulu transformer mon activité en un véritable projet coopératif. Comment pouvais-je rester spectateur alors que les descendants de ceux qui avaient résolu mon problème d'adolescent traversaient une telle épreuve ?
Plutôt que de simplement commercer, j'ai choisi de créer une source de revenus complémentaire pour ces familles durant les longs mois d'hiver, en valorisant exactement ce savoir-faire ancestral qui m'avait tant fasciné.
Un commerce direct et transparent


Notre engagement se traduit concrètement :

Nous achetons le cuir directement auprès des familles d'éleveurs, à un prix premium qui valorise leur travail
Les artisans nomades confectionnent nos selles durant l'hiver, période traditionnellement difficile économiquement
Chaque selle mongole achetée soutient directement une famille nomade, dépositaire d'un savoir vieux de 2 500 ans
Le respect des savoir-faire traditionnels
Les nomades mongols possèdent une maîtrise exceptionnelle du travail du cuir et du bois, transmise de génération en génération depuis l'invention de l'arçon. Nos modèles Steppe, Scythian Trailer et Altaï sont le fruit de cette expertise millénaire, celle-là même qui m'avait émerveillé adolescent, simplement adaptée aux besoins des cavaliers contemporains.
Nous ne cherchons pas à "moderniser" ou modifier leurs techniques – ce serait une forme d'arrogance envers ceux qui ont inventé l'arçon quand nos ancêtres européens montaient encore à cru. Nous les mettons en valeur dans leur authenticité, dans leur pureté originelle.


Un pont culturel entre deux traditions équestres


Ma démarche consiste à tisser un lien entre l'artisanat sellier français et le savoir-faire nomade mongol. D'un côté, mes créations Boisflex-Lin incarnent l'excellence de la tradition française, fruit de 18 années de recherche et développement. De l'autre, les selles mongoles perpétuent un héritage équestre plusieurs fois millénaire, celui qui a tout inventé.
Ces deux approches, loin de s'opposer, se complètent et s'enrichissent mutuellement. La France a porté l'arçon vers des sommets de raffinement technique ; la Mongolie en conserve l'essence fonctionnelle et spirituelle.
Au-delà du commerce : boucler la boucle
Chaque séjour en Mongolie nourrit ma pratique de la méditation bouddhiste et mon art pictural inspiré des motifs mongols. Cette immersion culturelle garantit que notre projet reste ancré dans une relation humaine authentique, fondée sur le respect mutuel et la compréhension des réalités de vie des familles nomades.
Mais c'est aussi, à chaque fois, un retour à ce moment où, adolescent, je cherchais désespérément comment soulager ma jument. Je reviens là où la réponse a été trouvée il y a 2 500 ans. Je reviens auprès de ceux qui ont tout compris avant nous.
Votre engagement, prolongement du mien
En choisissant une selle de notre collection mongole, vous ne faites pas qu'acquérir un équipement équestre de qualité : vous participez à la préservation du savoir qui a fondé toute la sellerie moderne, vous soutenez les familles qui perpétuent l'invention la plus importante de l'histoire équestre, et vous contribuez à maintenir vivant l'un des derniers peuples cavaliers de la planète – ceux qui, il y a 2 500 ans, ont eu la générosité de partager avec le monde leur invention révolutionnaire.
Chaque selle mongole que vous achetez honore la mémoire de ma jument blessée et la sagesse de ceux qui avaient déjà la solution.